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24 oct 2009

La quinta luna...©Aïcha 2015



Esta noche te echo de menos,


miro al cielo y esta a punto de cumplirse la quinta luna,

muchos días, demasiadas noches sin ti...

Un edén negro me cubre,

solo en la distancia una pequeña estrella brilla,

esa que en las noches oscuras también te sirve de guía.

En el silencio de mi memoria,

escucho tu voz como un eco lejano,

mi corazón late sin distancia

y mi cuerpo no te logra,

cada latido es un paso hacia ti,

la vida me desnuda de tu presencia,

a pesar del transito y mi desesperanza,

mi amor crece cada minuto que pasa.

En el recodo de mi esperanza

Sigo cada noche inquiriéndote a mi vera,

Colmándose mis ojos

De humedades saladas.

Me dices que no llore

Y te prometo confianza

Pero a solas sobre mi almohada

Se quedan las promesas arrancadas.

Ven pronto, vuelve a mí,

vuelve a abrazarme

que en el extravío de mi vida,

sin ti, estoy perdida.



Esta noche brilla en el cielo

La quinta luna,

muchos días, demasiadas noches sin ti...


La cinquième lune



Ce soir, tu me manque,

je regarde le ciel et il est sur le point

d'être remplie la cinquième lune,


trop de jours, trop de nuits sans toi ...

Un ciel noir me couvre,

dans le lointain brille une petite étoile

celle que dans les nuits sombres également te sert de guide.

Dans le silence de ma mémoire

J'entends ta voix comme un écho lointain,

mon cœur bat sans distance

et mon corps ne t´atteind pas,

chaque battement est un pas vers toi,

la vie me nue de ta présence

malgré la distance et mon désespoir,

mon amour grandit à chaque minute.

Au détour de mon espérance

Chaque soir, je te souhaite a mon côté .

Se remplisse mes yeux

Du sel humide.

Tu me dis de ne pas pleurer

Et je vous promets de la confiance

Mais seule sur mon oreiller

restent les promesses déchirées.

Viens vite, reviens à moi,

Embrasse-moi fort

que l´égarement de ma vie

sans toi, je suis perdu.



Ce soir brille dans le ciel

La cinquième lune,
trop de jours, trop de nuits sans toi ...




16 oct 2009

Por tus ojos he visto la luz...©Aïcha 2015



Acabas de llegar y te quieres quedar.



Por tus ojos he visto la luz,

por tu voz escuche el mar,

por tus manos sentí placer...

Por ti, sé cuanto llego a querer.



Por un beso, robaría la luna,

por un suspiro, el mundo quemaría

por un te quiero, como a mi, ninguna...

Dime que me quieres, aunque sea mentira.


Por un roce de tu piel,

cruzando mares y mundos caminaría,
Y en desiertos de luna llena
Mi tiempo derrocharía.
Por una noche a tu lado
Misterios disiparía,
Volver al principio,
Escribir un libro extraordinario.
Acabas de llegar y te quieres quedar.
Siempre estuviste,
En la inmensidad del tiempo
A pesar de la distancia,
Acabas de llegar
y nunca te has ido .


15 oct 2009

Libre soy...©Aïcha 2015

Libre soy, como el viento que mece tus pestañas, en el cobijo de tu boca me quedo,
libre de quedarme en el remanso de tu voz,
en el eco de tu garganta.
Libre soy, como el agua de tu risa,
acabo de llegar y me gustas,
acabo de llegar y quiero quedarme,
en un rincón húmedo de tu boca.

10 oct 2009

Te espero...©Aïcha 2015


Me conmueve tu sonrisa
cuando desde el cristal
tus ojillos me guiñan.
Te espero cada noche,
sin que tu lo sepas
para absorver cada gesto,
cada parpadeo,
te espero cada noche
para que me devuelves el alma
que robaste
con esa mirada.
Nunca sentí ilusión alguna
que se pareciera de lejos
a lo siento cuando te veo,
y aunque tu no lo sepas
de tu sueño
es mi corazón preso.
Te espero cada noche,
para darte de mis labios
el ultimo beso....
-Aïcha
lovers

4 oct 2009


Je suis né avec du sable dans les yeux (Mano Dayak).



(p.16)
Mano, me répétait ma mère, la mort est la plus près de la paupière que l’oeil et la plus grande richesse peut être une larme. Ton avenir sera celui que tu maîtriseras... On ne peut rien y faire et il faut accepter. Bientôt, tu seras un homme.

(p.40)
Il ne faut pas penser à ceux qui ont disparu. L’amour, c’est pendant la vie qu’il se donne. A la tombe, on ne peut apporter que des pierres et du gravier.

(p.46)
Le désert ne s’apprend pas, brave homme. Il se vit... Il se vit et il tue ceux qui ne le respectent pas.

(p.47)
Un donneur de leçons est quelqu’un qui veut refaire les choses. Les choses ne se refont jamais.

(p.48)
L’amour, le vrai, doir rester un mystère.
Mano, c’est dans l’éloignement que mon coeur tendra le plus vers toi.

(p.55)
Le Sahara exalte les mérites et aggrave les vices. Y voyagent seulement les chercheurs de lumière. Cette fleur avait trouvé ici son épanouissement et toi, tu l’as tuée. Repens-toi, mon fils, de l’avoir ramassée. Tu as volée un parfum au désert.

(p.57)
Les Touaregs ne doivent pas être dupes des mirages me dit alors mon père. Sur une terre où tout est à gagner, l’illusion n’a pas sa place. Seule compte la pensée lucide car elle exige l’oubli de soi et la prudence.

(p.62)
Mano, plus que des Européens, méfie-toi de leurs livres ! Si tu veux rester un homme libre, ne les ouvre jamais.

(p.67)
Nu il est entré dans ta vie et nu il en est sorti. C’est le plus grand cadeau qu’un jour, tu feras à Allah.
Ne t’accroche pas à ce qui a été, à ce qui sera peut-être. Ce genre de questions t’empêche de vivre l’instant présent et, par là-même, de voir dans cet insecte un message du ciel.

(p.73)
Les Touaregs n’aiment pas compter. Compter c’est épargner, tromper, valoriser, juger. C’est exalter les fausses valeurs.

(p.112)
Un touareg ne montre pas ses larmes. La plus terrible des souffrances, celle que l’on vit dans sa solitude pour l’honneur et par dignité...

(p.127)
Pour nous tenir éveillés, nous buvons des verres et des verres de thé. "Le premier amer comme la vie, le deuxième fort comme l’amour, le troisième suave comme la mort", dit le proverbe.

(p.161)
Tous les prétextes me sont bons pour me lier aux gens. Je connais le marchand de journaux de la rue de Rennes, la fleuriste au coin de la rue Pierre-Charron, le bougnat de la rue Saint-Louis-en-l’Ile, le clochard du quai de la Rapée. Ceux-là, oui acceptent d’échanger quelques mots à la hâte : "Fais pas chaud aujourd’hui", "Les temps sont durs, monsieur", "vous prendrez bien quelque chose ?". Ce ne sont pas de grandes conversations, mais au moins on existe entre nous. Les autres, ceux qu’on croise dans les gares, dans les squares, sur les grands boulevards ou sur les Champs-Elysées, se dérobent, fuient toute discussion. Ils n’ont jamais le temps. Ils n’ont que du mépris et de l’indifférence. Ils ne savent pas que le véritable bonheur est de rencontrer une autre vie et de la serrer dans ses bras. Leur désert me fait peur. Il faut dire qu’ils n’ont pas de repères. Les étoiles brillent si rarement dans le ciel de Paris. Ils sont sourds et aveugles.

(p.200)
Mais rien ni personne ne vient à bout de ceux qui défendent une cause juste.

(p.215)
Je pensais à nouveau qu’un homme ne peut s’épanouir dans une peau culturelle qui ne serait pas la sienne et qu’on chercherait à lui imposer. Que c’est de la différence que naissent la richesse et la force.

(p.232)
Le désert ne se raconte pas. Il se vit. A l’image de la terre qu’il habite, le Touareg a su se faire humble pour survivre mais aussi austère et fort pour se défendre.

(p.235)
Qu’est-ce qu’un homme peut désirer de plus lorsqu’il a le privilège de s’endormir chaque soir sous un ciel protecteur, un ciel semé de plusieurs millions d’étoiles qui se sont allumées pour illuminer ses rêves ? Le désert semble éternel à celui qui l’habite et il offre cette éternité à l’homme qui saura s’y attacher.

Extraits du livre de Mano Dayak " Je suis né avec du sable dans les yeux " (Ed. Fixot)

Cantos a mi memoria...

Quiero cada noche vivir nuestras vidas, y cada mañana despertar a nuestros sueños ...